 Le droit à la culture
La culture n’est pas un simple « divertissement » : au même titre que l’emploi, le logement, la santé, elle est un besoin social. Elle est porteuse des espoirs, des contradictions, des conflits de la société : elle crée du lien, elle participe à l’émancipation individuelle et collective. Selon la belle formule de Marcuse, « L’art ne peut pas changer le monde, mais il peut aider à la prise de conscience de ceux qui veulent le changer. » La culture ne se réduit pas aux seules industries culturelles, si dominantes soient-elles. Vivante, elle naît d’abord de besoins individuels et collectifs de s’exprimer, dans les structures existantes - institutionnelles, associatives... - comme dans la rue. Elle n’est pas non plus réductible aux arts constitués : les nouveaux médias, le design, la mode ou encore la gastronomie mettent en jeu des processus créatifs qui participent de la culture et qui, à ce titre, devraient être accessibles à tous. La culture n’est pas un « supplément d’âme », ni un pseudo-remède à la « fracture sociale ». L’accès aux œuvres comme l’accès à la formation artistique et aux pratiques créatives sont des missions de service public. Ils doivent être garantis pour tous et toutes, sur les lieux de travail, dans les quartiers, villes et régions.
Or aujourd’hui, le droit à la culture n’est pas respecté.

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