51 ans, président de l'UMP, ministre de l'intérieur
Discours de Nicolas Sarkozy prononcé au Showcase
Mesdames et Messieurs, Si j’ai souhaité m’exprimer aujourd’hui sur la culture et la politique culturelle, c’est parce qu’il s’agit à mes
yeux de l’un des sujets les plus importants dont un président de la République et par conséquent un candidat à la
Présidence de la République ait à se préoccuper. Depuis le début de la Vème République, la place et le contenu
de la politique culturelle ont toujours été directement liés à l’engagement personnel du président de la
République.
Discours de Besancon – 13 mars 2007-03-15 Extraits
Ecoutez ce qu’a dit un jour Claude Lévi-Strauss, le plus grand anthropologue peut-être du XXe siècle : « Il est souhaitable que les cultures se maintiennent diverses, seulement il faut consentir à en payer le prix : à savoir que les cultures attachées chacune à un style de vie, à un système de valeurs, veillent sur leurs particularismes ; et que cette disposition est saine, nullement – comme on voudrait nous le faire croire – pathologique.»
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Le secteur de la musique traverse actuellement une crise incontestable. Notre potentiel
ne fait aucun doute. Deux majors sur quatre sont européennes et une est française. Le
secteur indépendant est très dynamique. La vitalité de la création française ne cesse de
se manifester à travers l’émergence et la confirmation de talents jeunes et populaires
comme Raphael, M, Olivia Ruiz, Thomas Fersen, Vincent Delerm, Mickey 3D, Abd Al Malik, Anaïs, et tant d’autres. Soixante pour cent des ventes de disques de variétés sont issus du répertoire francophone, un record européen. Préserver et développer cette richesse est un enjeu considérable ...
Mesdames et Messieurs, chers amis,
Assumer notre responsabilité en matière de diversité culturelle |
Après des études de droit et de sciences politiques, je suis devenu avocat à vingt-six ans. Pendant plus de vingt ans, j'ai exercé ce métier en plus de mes activités politiques. Il m'a permis de garder un contact quotidien avec la société française. Je suis gaulliste depuis l'enfance, et c'est dans le parti gaulliste que j'ai toujours poursuivi ma carrière politique. J'étais encore un militant étudiant quand je fus élu conseiller municipal en 1977. Six ans plus tard, j'ai été élu maire de Neuilly. Je suis particulièrement fier d'avoir gardé la confiance des électeurs qui m'ont permis de servir à ce poste pendant dix-neuf ans. Parmi mes autres fonctions électives, j'ai été conseiller régional d'Ile-de-France, député à l'Assemblée Nationale et au Parlement européen et vice-président - puis, depuis 2004, président - du Conseil général des Hauts-de-Seine. Je suis entré au gouvernement pour la premiére fois en 1993, comme ministre du budget et porte-parole du Premier ministre Edouard Balladur. Aprés la victoire de Jacques Chirac en 2002, je suis revenu au gouvernement comme ministre de l'intérieur, puis ministre des finances en 2004. Dans ces deux postes, j'ai voulu montrer qu'avec de la volonté, ce qu'on croyait hors d'atteinte peut redevenir possible. La présence policière a augmenté dans les rues françaises, l'augmentation de la délinquance a été stoppée, Alstom a été sauvé de la faillite, EDF et GDF ont ouvert leur capital et les prix de détail ont baissé dans la grande distribution. Quand les militants de l'UMP m'ont élu à la tête du parti en novembre 2004, j'ai quitté le gouvernement. J'y suis revenu en mai 2005, à la demande de Jacques Chirac, comme ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire. J'ai été marié deux fois et j'ai trois enfants. Pierre et Jean, les deux aînés, voteront pour la première fois cette année dans des élections présidentielles et législatives. Leur soutien, comme celui de ma femme Cécilia et de mon plus jeune fils Louis, me sera, dans les mois qui viennent, plus précieux que je ne peux le dire.
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